Préparer et conduire un débat public en transparence

Nous allons vous raconter, de l'intérieur, comment se prépare et se conduit un débat public. Et aussi comment il se conclut.

Nous témoignerons ici de nos rencontres, de nos questionnements et de nos décisions.

Jean-Pierre TIFFON, Président de la commission particulière du débat public

Nous allons vous raconter, de l'intérieur, comment se prépare et se conduit un débat public. Et aussi comment il se conclut.

Nous témoignerons ici de nos rencontres, de nos questionnements et de nos décisions.

Jean-Pierre TIFFON, Président de la commission particulière du débat public

Nous avions rendez-vous avec un général de gendarmerie à Rouen. Objectif : profiter de ses connaissances de la Région. Nous sommes accueillis par un capitaine très chaleureux. Au moment de prendre l’ascenseur, il éclate d’un rire généreux, sonore et joyeux. « ‘Un tiffon’ pour diriger un débat public sur les éoliennes en mer, je ne sais pas qui a eu l’idée. Mais elle est excellente ». Oui, qui a pu avoir l’idée ?

Nous sommes accueillis à Port en Bessin par son maire et son adjoint. Il a convié autour de la table des pêcheurs, le directeur de la coopérative, la directrice des services de la commune et un représentant du département. L’objet de cette rencontre : écouter le monde de la pêche concerné par l’implantation d’un parc éolien déjà décidé.

C’est quoi le boulot de préparation d’un débat public que nous menons ?
Première réponse, c’est vraiment un boulot intense, comme en témoigne notre semaine...

Lundi : rencontre avec des élus du territoire.

Mardi : une journée en mer avec les affaires maritimes pour découvrir de visu les zones d’implantations possibles des parcs envisagés. Une journée qui nous permet de profiter des expériences et connaissances d’un équipage accueillant.

Comme me le répétait une publicitaire que j'ai longtemps côtoyée, « la forme dit le fond ». C'est pourquoi nous avons choisi l'image que vous découvrez ici.

Elle dit à notre sens, la réalité de la mer telle qu'on nous l'a raconté. Ses ressources, ses activités diverses et nombreuses qui coexistent déjà en Manche Est. Cette coexistence d'activités dans un milieu écologiquement sensible : peut-elle être pacifique et durable ? Voilà une belle question. Cette image dit aussi la réalité et la qualité des côtes, ainsi qu'en perspective ces villages ou ces pôles urbains consommateurs d'énergie.

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Après plusieurs réunions de travail tenues au Ministère ou à la Préfecture de Rouen, nous décidons d'aller sur le terrain, à la rencontre.

Les premiers à nous accueillir seront les pêcheurs du Tréport. Après un échange téléphonique avec l'un de leurs représentants et une réflexion de leur côté, un rendez-vous est fixé dans la salle de la chambre de commerce. Fermes opposants à l'un des parcs déjà décidé, ils acceptent d'échanger.

Lors d'une de nos premières réunions de travail, nous disposons de différentes cartes illustrant le dossier fourni par la Ministère. Elles décrivent des zones de différentes tailles. Elles sont précises et détaillées. Presque trop détaillées. Et surtout elles sont « vues » depuis la terre.

A un moment Jean-Philippe sort de son dossier une carte marine. Et notre regard change.

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